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socialiste de gauche 65

socialiste de gauche 65

"socialiste de gauche", n'est pas un site officiel ! Il rassemble des militants, de simples citoyens de divers horizons qui adhérent aux principes du socialisme. les textes publiés, n'engagent que leurs auteurs et non le PS ou tout autre parti.


Connaître ses dirigeants.

Publié par pierre sur 22 Avril 2009, 08:36am

Catégories : #général

                          
                                    Dans les organisations où l'on se traite de « camarade » quoi de plus normal de se connaître et de se reconnaître . Les désignation sur la base de textes politiques et d'orientations, c'est très bien mais encore très insuffisant notamment dans le cadre de la démocratie représentative. Il faut être le représentant de mandants et de leur milieu. De ce point de vue, à droite c'est clair. Il n'en est pas de même à gauche. Que ceux de droite siègent dans des conseils d'administration d'entreprises privées et de groupes puissants, qu'ils soient des actionnaires importants où qu'ils soient dans le milieu de la finance et des affaires, c'est dans l'ordre des choses. Il est tout aussi normal de les retrouver à la direction des organismes qui gèrent le système dont il s'est doté. Par contre que savons nous des dirigeants de Partis de gauche et du PS en particulier, autres que DSK  et son comparse Lamy au service direct du capitalisme international, aussi éloignés de Jaurès que la colline de « Bataouère » de l'Everest. Ségolène Royal est soumise à l'ISF, mais tous les autres , qu'elles sont leurs vies réelles et sont elles compatibles avec la représentation du camp social qu'ils aspirent tant. La plupart des militants ne les connaissent pas. Les supporters et les « groupies » ne se posent jamais ce type de question, puisque les stars que l'on adule n'ont pas vocation à représenter mais à faire rêver. En politique il faut beaucoup « d'imagination » pour ça et au delà, bien au delà de ce qui n'est déjà plus du domaine du rationnel.
                                 Le décalage social entre la base et la direction paraît évident. Les ouvriers ont abandonné le PS tant ils sont traités avec le dédain habituel de la « petite bourgeoisie » qui n'a jamais autant mérité cette appellation et qui n'a de considération que pour le haut de la « pyramide sociale » en rêvant de pouvoir y accéder un jour. Une mosaïque d'intérêts concurrentiels afin de régler sa propre question sociale. Malgré le départ massif des ouvriers, le décalage est de plus en plus important entre une base dont une partie singe la direction et l'autre partie légitimiste.
                                     Une motion, un texte d'orientation, un programme , c'est bien mais tout dépend aussi d'où il provient et les conditions dans lesquelles ils se placent. Après tout « la fracture sociale de Chirac » paraît évidente si on ne regarde pas de qui elle est issue et pourquoi. Certains pourront rétorquer justement que Jaurès, Marx, Lénine ou Trotsky ou Blum n'étaient pas des ouvriers et qu'ils étaient issus des milieux de la petite et moyenne bourgeoisie, voire pour d'autres de la bourgeoisie de leurs époques respectives. Ils n'étaient ni à la tête d'organismes du capitalisme ni même membres de conseils d'administration de grands groupes privés, ni même consultants de quelque société. Toute leur activité et leur énergie ils l'ont consacré à éduquer et à lutter contre le système pour le mettre à bas et à construire ce que des gouvernants de gauche ont tenté de détruire avec acharnement au travers des privatisations et par le TCE devenu de Lisbonne.
                               C'est un vieux thème de l'idéologie dominante, les riches sont plus intelligents que les pauvres, la preuve, ils sont devenus riches. Oui mais tous les riches ne sont pas nés pauvres et c'est d'ailleurs assez rare pour que l'on en fasse des émissions aussi rares que ce type de « réussite ». On ne demande pas à un dirigeant socialiste d'être pauvre. On lui demande d'être socialiste et pour cela de lutter contre le système pour construire une alternative socialiste et non pas de consolider le système qu'il est par ailleurs censé au moins transformer.
                                  Qui sont ils ces dirigeants et quelles garanties politiques offrent ils et sous quel contrôle puisque chacun lit sa partition souvent en opposition avec celle de l'autre et une somme de désaccords n'a jamais tenu pour une décision collective. Chacun y va de sa déclaration et les textes de congrès sont vite oubliés et ne durent que le temps de celui ci, au point que le message du PS est devenu inaudible tant il est brouillé. C'est du chacun pour soi dans une grande « course à l'échalote » sans la saveur qui l'accompagne . C'est au niveau de la direction, à la base c'est interdit  au nom de la discipline et de la ligne du Parti. De quelle ligne et selon qui et de quelle discipline qui ne soit d'abord respectée par ceux qui sont censés la respecter en premier lieu puisqu'ils devraient en être les garants.
                               Ont ils la notion de ce qu'est un Parti de gauche et pas simplement d'un Parti politique. Ont ils le socialisme comme préoccupation  première et l'émancipation de la classe ouvrière. Pas du tout, ils n'en parlent même pas. La lutte des classes « :Un principe disait Jaurès »,  « Un fait ! répondait Guesde », « Une boussole, reprenait Jaurès » , « Une arme ! répliquait Guesde ». Pour la direction , ni l'un ni l'autre, elle n'existe pas. Réforme et Révolution :  « Réformes trompe la faim accordées comme une aumône par la bourgeoisie ! » disait Guesde. « Œuvre commençante de la Révolution ! » affirmait Jaurès. Ni l'un ni l'autre pour la direction, les privatisations n'ont jamais été une œuvre commençante de la Révolution, bien au contraire, pas plus que les reculs sur les retraites et pas davantage avec le Traité de Lisbonne, mesures qui ne sont que des contre réformes à celles impulsées depuis plus d'un siècle par le mouvement social et les socialistes en particulier. L'éclatement du compromis issu de la Libération n'a jamais été une démarche de progrès. C'est un renvoi à l'antériorité. La laïcité et ses principes, contrairement aux socialistes, les « socios » libéraux ont des laïcités à géométrie variable et selon les interlocuteurs, Cloupet en est témoin. C'est une terrain abandonné par la direction du PS au gré des rapports de force . Au fait, dans quelles écoles vont les enfants de ces dirigeants, quels établissements ont ils fréquenté et combien d'élus ont contourné la loi de séparation des Eglises et de l'Etat. On est pas ce que l'on dit , on est ce que l'on fait.
                                           Qui sont ils ceux qui n'inquiètent plus le capital et que fuient les ouvriers, avec le nouvel épisode d'alliance avec le MODEM, ils vont vers ce qu'ils sont. Il faut toutefois penser que les socialistes socialistes se reconnaîtront puisqu'ils ne sont pas visés par ces quelques lignes et qu'ils ne marcheront pas dans une alliance avec le MODEM au nom de l'intérêt supérieur du Parti et de son unité qui ne sert que des intérêts particuliers et celui du système en place

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